La vulnérabilité CVE-2026-0257, touchant la solution VPN GlobalProtect de Palo Alto Networks, a été documentée en 2026 comme vecteur d’accès initial utilisé par le groupe de ransomware Qilin, selon une analyse d’Arctic Wolf. Ce cas illustre une évolution notable : les vulnérabilités visant les passerelles VPN d’entreprise, historiquement associées à des attaques étatiques sophistiquées, sont désormais rapidement reprises par des groupes cybercriminels à visée purement financière.
Ce constat fait écho à un précédent marquant : CVE-2024-3400, une faille critique notée 10 sur l’échelle CVSS dans le même produit GlobalProtect, avait été exploitée en zero-day dès avril 2024 par un acteur étatique pour installer une porte dérobée baptisée UPSTYLE, avant que la technique ne se démocratise plus largement.
Un point de méthode recommandé par les analystes après chaque publication de vulnérabilité affectant un type d’appliance VPN : mener une recherche active d’indices de compromission (threat hunt), vérifier l’intégrité du firmware installé, et analyser les authentifications récentes des comptes VPN sur la période concernée — pas seulement appliquer le correctif.