- Plusieurs vulnérabilités ont été découvertes dans le noyau Linux de Red Hat, dont certaines sont jugées sérieuses.
- Elles pourraient permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance, d’élever ses privilèges ou de rendre un système indisponible.
- Si votre entreprise utilise des serveurs sous Red Hat Linux, vérifiez que les correctifs sont bien appliqués.
Ce qui se passe
Le CERT-FR a publié le 25 septembre 2026 un avis signalant plusieurs failles de sécurité dans le noyau Linux de Red Hat. Le noyau, c’est le cœur du système d’exploitation : il gère les ressources de la machine et fait le lien entre le matériel et les logiciels. Une vulnérabilité à ce niveau peut avoir des conséquences importantes sur l’ensemble du système.
Quels risques concrètement ?
Selon le CERT-FR, certaines de ces vulnérabilités pourraient permettre à un attaquant :
- D’exécuter du code arbitraire à distance : c’est-à-dire lancer des actions malveillantes sur votre serveur sans y avoir accès physiquement.
- D’élever ses privilèges : un utilisateur ou un programme avec des droits limités pourrait obtenir un contrôle total sur le système.
- De provoquer un déni de service à distance : rendre le serveur indisponible, ce qui peut interrompre l’activité de votre entreprise.
Attendre « de voir » avant d’appliquer les mises à jour sur les serveurs Linux, en pensant que cela ne concerne que les grandes entreprises. Les PME utilisant Red Hat sont tout autant exposées, et les attaquants ne font pas de distinction selon la taille de la cible.
Si vous avez externalisé la gestion de vos serveurs à un prestataire informatique, contactez-le pour vous assurer qu’il a bien pris en compte cet avis et planifié les mises à jour nécessaires. Demandez-lui une confirmation écrite.
Ce qu’il faut faire concrètement
Vérifiez si votre entreprise exploite des serveurs sous Red Hat Linux. Si c’est le cas, consultez les correctifs publiés par Red Hat et appliquez-les dès que possible. En cas de doute, rapprochez-vous de votre prestataire informatique. Pour suivre l’avis officiel et les détails techniques, référez-vous directement à la publication du CERT-FR (CERTFR-2026-AVI-1230).