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Cyber Repère

Assurance cyber et ransomware : ce que couvre (vraiment) votre contrat

🟧 À retenir
  • L’assurance cyber peut couvrir tout ou partie des coûts d’une attaque par ransomware, mais avec des conditions souvent strictes.
  • Certains assureurs exigent désormais la preuve de mesures de sécurité minimales (EDR, MFA, sauvegarde) pour indemniser un sinistre.
  • La tendance réglementaire va vers un encadrement croissant du remboursement des rançons elles-mêmes.

Face à la montée du risque ransomware, l’assurance cyber s’est largement développée ces dernières années. Mais souscrire une police ne suffit pas à garantir une indemnisation automatique en cas d’incident — les conditions contractuelles méritent une lecture attentive, idéalement avant l’incident plutôt qu’après.

1. Ce qu’une assurance cyber peut couvrir

  • Les frais de gestion de crise (experts en cybersécurité, communication).
  • La perte d’exploitation liée à l’interruption d’activité.
  • Les frais de notification et de conformité RGPD en cas de fuite de données personnelles.
  • Dans certains contrats, le remboursement du paiement de la rançon elle-même, sous conditions strictes.

2. Les clauses qui conditionnent l’indemnisation

De plus en plus d’assureurs exigent, au moment de la souscription ou du renouvellement, la preuve de mesures de sécurité minimales : EDR actif, MFA généralisé, sauvegardes testées régulièrement. L’absence de ces mesures peut non seulement augmenter la prime, mais aussi justifier un refus d’indemnisation en cas de sinistre si le contrat le prévoit explicitement.

🔍 À vérifier Relisez précisément les clauses de votre contrat cyber concernant les mesures de sécurité exigées — une déclaration inexacte sur votre niveau de protection réel au moment de la souscription peut être utilisée pour refuser une indemnisation.

3. Le paiement de la rançon : un encadrement croissant

Certaines juridictions et certains contrats d’assurance évoluent vers un encadrement plus strict, voire une interdiction, du remboursement des rançons payées, dans une logique de lutte contre le financement de la cybercriminalité. Cette tendance renforce l’argument en faveur d’une préparation robuste (sauvegarde, EDR) plutôt que de compter sur l’assurance comme seul filet de sécurité.

⚠️ Erreur fréquente Considérer l’assurance cyber comme un substitut aux mesures de protection technique, plutôt que comme un complément. Une police d’assurance ne restaure aucune donnée et ne remplace jamais une stratégie de sauvegarde fiable.

4. Bien choisir son contrat

Au-delà du montant de garantie, il convient de vérifier les délais de déclenchement de l’assistance, la disponibilité d’un accompagnement en gestion de crise 24/7, et la clarté des exclusions de garantie — un contrat moins cher avec des exclusions larges peut s’avérer bien moins protecteur qu’il n’y paraît au moment de la souscription.

❓ FAQ

❓ Une PME a-t-elle vraiment besoin d’une assurance cyber ?

Vu le coût moyen d’une attaque par ransomware pour une PME, souvent supérieur à 100 000 euros interruption d’activité incluse, une assurance dédiée mérite d’être étudiée sérieusement, en complément des mesures de protection technique.

❓ Le manque de MFA peut-il vraiment justifier un refus d’indemnisation ?

Cela dépend strictement des termes de votre contrat — certains assureurs l’ont déjà invoqué pour refuser ou réduire une indemnisation, d’où l’importance de vérifier ce point précisément avant de souscrire.

📚 Pour aller plus loin

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Article rédigé par

Léa

Sauvegarde, ransomware et continuité d'activité : Léa s'assure que vos données survivent au pire scénario, avec des méthodes concrètes plutôt que des grands discours.