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Cyber Repère

Une attaque deepfake coûte désormais moins de 50€ à monter

🟧 À retenir

  • Une attaque par deepfake coûte aujourd’hui moins de 50€ à monter, selon des experts en cybersécurité cités en mai 2026.
  • La fraude au virement a progressé de 93% en un an chez les professionnels français, selon Cybermalveillance.gouv.fr.
  • Ce faible coût rend les PME des cibles aussi rentables que les grands groupes pour ce type de fraude.

Un rapport publié en mai 2026 pointe un chiffre qui explique en grande partie l’explosion des fraudes par deepfake : le coût de production d’une attaque est désormais inférieur à 50€. Un montant dérisoire qui a complètement changé l’équation économique de ce type de fraude pour les attaquants.

Pourquoi ce chiffre change tout

Historiquement, une fraude au président sophistiquée demandait du temps et des compétences techniques pour paraître crédible, ce qui poussait naturellement les attaquants à cibler prioritairement les grandes entreprises, où le gain potentiel était le plus élevé. Avec un coût de production tombé sous les 50€, cette logique économique disparaît : une PME devient une cible tout aussi rentable qu’un grand groupe, dès lors que le montant visé dépasse largement ce coût de départ.

Une hausse chiffrée qui confirme la tendance

Cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme officielle française d’assistance aux victimes de cybermalveillance, a constaté une progression de 93% en un an de la fraude au virement chez les professionnels — une hausse directement liée à la démocratisation des outils de fraude assistée par IA.

💡 Conseil Cyber Repère

Face à ce changement d’échelle économique, aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne devrait considérer être « trop petite pour intéresser » ce type d’attaquant. Les procédures de vérification doivent s’appliquer systématiquement, indépendamment de la taille de la structure.

Pour les entreprises soumises à la directive NIS2, un incident par deepfake impliquant une compromission de système d’information doit par ailleurs être signalé à l’ANSSI via le portail dédié — le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions administratives.

Source : core.security, Cybermalveillance.gouv.fr

Article rédigé par

Thomas

Veille et actualité cyber au quotidien. Thomas traduit les alertes CERT-FR et les tendances du moment en informations claires, utiles et sans jargon pour les PME.