- 49% des entreprises dans le monde déclarent avoir déjà subi une tentative d’escroquerie par deepfake, selon une étude Regula relayée par la DGSI en janvier 2026.
- Le volume de deepfakes en circulation a été multiplié par plus de 10 entre 2023 et 2025.
- Un cas français documenté montre qu’un responsable de site industriel a évité une fraude grâce à un simple réflexe : raccrocher et vérifier par un autre canal.
Dans son flash ingérence de janvier 2026, la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) tire la sonnette d’alarme sur l’explosion des arnaques par IA touchant les entreprises françaises. Selon une étude mondiale de Regula qu’elle relaie, 49% des entreprises déclarent avoir déjà subi une tentative d’escroquerie impliquant un deepfake audio ou vidéo.
Un cas concret qui illustre la menace
La DGSI a documenté un exemple particulièrement parlant : un responsable de site industriel d’un groupe français a reçu un appel en visioconférence du soi-disant dirigeant de son groupe — visage et voix clonés par IA — lui demandant un virement urgent pour une acquisition présentée comme confidentielle. Surpris par le caractère inhabituel de la demande, il a raccroché et alerté la vraie direction, qui a confirmé qu’il s’agissait bien d’une tentative de fraude.
Ce cas illustre une règle simple mais efficace : face à une demande inhabituelle, même venant apparemment d’un dirigeant en visioconférence, le réflexe de raccrocher et vérifier par un canal indépendant reste la meilleure protection, quelle que soit la sophistication technique de l’attaque.
Pour signaler ce type de tentative, trois canaux existent en France : la plateforme Pharos pour les contenus illicites grand public, l’ACPR pour les arnaques financières, et la DGSI pour les cas d’ingérence économique touchant les entreprises.
Source : NewsIA, DGSI (flash ingérence janvier 2026)